dimanche 26 avril 2015

Appopriation : Amelia Rosselli (2)

Une pleine jouissance du poème passe, plus encore que par sa traduction, par son appropriation.
ici une "réécriture" libre, délirante, sans contrainte.

Sempre agonizzante egli traspariva fra di suoi fratelli
con un velo in mano. Sempre lusingato e lusinghiero conduceva
per mano fanciulle. Con il coltello al cuore rimava. Dentro
della colonna degli abissi scombinava le preghiere. Contro
d'ogni tuo barbaglio, – m'incitava la pioggia. Retta combinavo
preghiere assurde e tutto il mondo crollava. Senza della
rete dei pesci non è possibile danneggiarsi. Contro ogni
malignità non è possibile sollevarsi. Contro della spia
notturna non è chiaro perché cada la bomba.


Agonisant toujours sur les cimes il apparaissait parmi
ses frères la tête voilée. Auguste. Savant
(dans l'art d'aimer) il menait toujours quelque fille
jeunette par la main vers son lit (alcool alcôve). À l'intérieur
des colonnes des abîmes, il brouillait les prières. Contre
tous tes éblouissements, elle se laissait couler la pluie sur
elle. Droite elle formulait des sortilèges absurdes et le monde
entier s'écroulait ! s'écroulait ! s'écroulait ! le monde entier.
Les filets des pêcheurs aux barbillons des poissons, il n'est pas
possible de s'abîmer aux babines des chats. Contre
toutes tes médisances elle n'arrive plus à se soulever. Contre
l'espionne du jour il est clair que la bombe atomique tombera
encore.

On retrouvera l'ensemble des réécritures à l'adresse suivante :